Browsing Tag

Pic speech

Les médias en parlent

GQ Magazine : Gifs, émojis, mèmes… vous avez le code ?

16 juin 2015
GQ Magazine Juillet 2015

GQ Magazine Juillet 2015

Pic speech dans GQ

Pic speech dans GQ de juillet 2015


En savoir +

http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/web/articles/gifs-emojis-memes-vous-avez-le-code-/26206
(extrait du dossier de 6 pages sur le sujet)

Par Vincent Cocquebert et Elsa Ferreira © Superbirds – article publié dans GQ magazine du mois de juillet

Dans la communication moderne, les mots sont de plus en plus souvent remplacés par des images et autres pictogrammes. Un nouveau langage théorisé sous le nom de « pic speech ». Émergence d’un espéranto 2.0 ou dernier avatar du snobisme ? GQ tente de percer l’avenir promis à ce drôle de phénomène viral.

L’hommage n’est pas passé inaperçu. À l’occasion de la dernière visite officielle du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, aux États-Unis, fin avril, Barack Obama s’est lancé dans une tirade inattendue: « C’est aujourd’hui l’occasion pour les Américains – et spécialement les jeunes – de dire merci pour toutes ces choses qui viennent du Japon et que nous aimons. Comme le karaté, le karaoké, les mangas, les “animé” et, bien entendu, les émojis ».

Il est vrai que l’Amérique a toujours su digérer efficacement la culture nipponne, et surtout la mettre à profit. Si le karaté a donné Chuck Norris, les smileys et autres émojis (ou émoticônes en français) ont, quant à eux, été intégrés en version animée au système de communication novateur de l’Apple Watch, jusqu’à en constituer un des principaux arguments de vente. Une preuve de l’omniprésence grandissante de ces images iconiques dans nos paysages mentaux.

De notre côté de l’Atlantique, Julien, 35 ans, chef de projet, s’est mis lui aussi à poster des images à ses collègues pour leur rappeler subtilement les dates de rendu de leurs dossiers. « J’ai commencé en leur envoyant des gifs tirés de films comme Shining ou Les Tontons flingueurs. L’idée était de jouer sur l’humour pour responsabiliser mes collaborateurs sans avoir l’impression de devoir jouer au flic, car les mots ne suffisaient tout simplement plus. »

Mais quelle est cette langue étrange qui parle aujourd’hui aux ados comme aux cadres du tertiaire ? Réponse : le Pic speech. « C’est un mélange d’images et de texte qui occupe une partie toujours plus importante de nos échanges numériques », explique la chercheuse Thu Trinh-Bouvier, responsable des nouveaux médias chez Vivendi et auteure de Parlez-vous Pic Speech ? (éd. Kawa). Gifs, émojis, courts messages vidéo éphémères (Snapchat), photos et boucles d’images (Vine, Instagram), mèmes pompés à l’infini (par pitié, arrêtez avec Batman collant une claque à Robin)… Nos élans communicationnels utilisent de plus en plus régulièrement la voie de ces dialogues imagés. L’équipe d’Instagram a ainsi noté une baisse régulière de l’argot Internet de type « LOL » dans les légendes de ses photos et une augmentation concomitante des émojis, qui, en France, pimentent désormais 50 % des posts du réseau social.
De quoi accréditer encore davantage la thèse de son cofondateur Kevin Systrom : « Nous passons d’un web fondé sur le texte à un autre basé sur l’image. C’est très excitant de participer à ce mouvement », analysait-il début mars dans les colonnes des Échos.
(extrait du dossier de 6 pages sur le sujet)

GQ Magazine - Quel Pic Speecher êtes-vous ?

GQ Magazine – Quel Pic Speecher êtes-vous ?

En savoir +

Retrouvez l’intégralité de l’article dans GQ – juillet 2015

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Émission Tribu sur RTS (Radio Télévision Suisse)

16 juin 2015
RTS – radio télé suisse normande – émission Tribu

RTS – radio télé suisse normande – émission Tribu

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/tribu/6555401-tribu-du-05-03-2015.html#6555400

>>> Ecouter le replay de l’émission sur le site de RTS

Tribu (émission de radio sur RTS) – le  jeudi 5 mars

Le journaliste Laurent Caspary reçoit Thu Trinh-Bouvier pour parler du Pic Speech

Présentation du sujet de l’émission : « Photos, émoticônes, vidéos, dessins, commentaires courts : Thu Trinh-Bouvier a décodé les nouvelles manières de communiquer des générations Y et Z. Sur Twitter, Facebook, Snapchat ou par sms, nous sommes loin du constat habituel d’un appauvrissement de la langue et de l’isolement des jeunes devants leurs écrans: on dévoile plutôt la richesse et la complexité de leurs échanges, souvent basée sur lʹimage. »

Statistique sur le partage des photos

Statistique sur le partage des photos

« Tribu » est une émission sociétale. Au travers de ses invités, jour après jour, « Tribu » pose une pièce du puzzle de notre société jusqu’à laisser apparaître l’image finale du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.« Tribu » explore la société suisse, mais, plus largement, la société occidentale contemporaine et questionne cette dernière: quelles sont les raisons qui nous poussent à agir ou à réagir comme nous le faisons actuellement dans notre quotidien ?



Pour en savoir +

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/tribu/6555401-tribu-du-05-03-2015.html#6555400

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Influencia : Les jeunes bientôt au Panthéon ?

16 juin 2015
Influencia

Influencia

La Revue Influencia propose à Thu Trinh-Bouvier de contribuer au numéro d’avril-juin 2015 consacré à «l’Influence »

En savoir +

http://www.influencia.net/fr/actualites/com-media,media,jeunes-bientot-pantheon,5395.html

Influencia : Présentation des contributeurs

La revue INFLUENCIA : Présentation des contributeurs


On savait que l’influence n’avait ni domaine de prédilection, ni limite d’intronisation, maintenant on sait qu’elle n’a pas d’âge. Les jeunes générations, via le numérique, ne suivent plus « un » rythme donné, mais imposent le « leur ».

Pourquoi Time Magazine publie-t-il depuis de très récentes années le classement des « adolescents de moins de 20 ans les plus influents du monde » ? Un court flash-back s’impose : diffusée pour la première fois en 1998, la liste « Time 100 » désignait les cent personnalités les plus influentes dans le monde. Les célébrités des médias comme Oprah Winfrey côtoyaient alors le gratin de la scène internationale (dont Barack Obama, aux côtés d’Hillary Clinton et Angela Merkel), tandis qu’un zeste d’artistes et de sportifs complétaient le tout.

En 2013, l’hebdomadaire dépoussiérait son classement en sélectionnant 16 ados qui, selon sa rédaction, fabriquaient le monde de demain – ou qui s’étaient illustrés de façon singulière. L’année suivante, ils étaient au nombre de 25 et les critères évoluaient : Time Magazine ne pouvait plus ignorer l’impact des réseaux sociaux dans la construction de l’influence de cette génération. D’où l’entrée de Nash Grier (11,3 millions de fans et 17 ans à parution, ndlr), petit génie de la vidéo en 6 secondes autoproclamé « King Of Vine », ou Shawn Mendes, chanteur-compositeur canadien de 16 ans (à parution, ndlr) et 3,8 millions de fans sur Vine. Ce classement est-il voué à croître et à se rajeunir un peu plus chaque année… sachant qu’en 2014 la plus jeune en l’occurrence avait tout juste 13 ans ?

Des ados qui s’inventent

Impossible (en effet) d’échapper à la langue inventée au quotidien par les générations Y et Z. Malgré son caractère récent, c’est de la reconnaissance par la société de l’influence grandissante des jeunes générations dans la transformation du monde qu’il s’agit. Confirmant dans le même temps un changement de perception du monde des adultes sur sa jeunesse. Ces adolescents influenceurs – pour plusieurs d’entre eux – ont construit leur notoriété sur les réseaux sociaux. Ils se sont appropriés l’espace public en prenant la parole. Ils s’amusent avec les outils – dont l’apprentissage a été de plus en plus précoce – et pour entretenir le cercle vertueux de la reconnaissance, ils s’invitent, partagent leur « audience » pour augmenter et propager leur empreinte.

La Revue Influencia : les jeunes bientôt au Panthéon

La Revue Influencia : les jeunes bientôt au Panthéon

En quête de toujours plus d’autonomie, certains d’entre eux n’hésitent pas à franchir le pas de la monétisation de leur audience en devenant des ambassadeurs de marque toujours à la recherche de prescripteurs crédibles. Cette génération invente au quotidien ses propres codes d’expression via l’image, aujourd’hui sur YouTube ou les applis mobiles telles Snapchat, Instagram ou Vine. Ils ont leurs propres références culturelles, et leurs stars, qui ont parfois le même âge qu’eux. Ils nourrissent et entretiennent au jour le jour cette connivence nécessaire à la création d’un univers générationnel commun.

Le reflet de deux univers

Cette dynamique de prescripteur/influenceur, ils la vivent également à petite échelle dans leur cercle restreint d’amis, où ils vont se confronter aux jugements de l’autre à travers chacune de leurs publications. Pour exemple, on peut suivre Aline, 17 ans, qui constate que les photos d’elle en mode selfie sur son compte Instagram sont davantage plébiscitées par ses amis que ses photos de paysages. Ils découvrent et intègrent progressivement ce qui va susciter de l’intérêt chez leurs pairs. Toujours en attente de leur « score moyen  » d’interactions (nombre de like et de commentaires moyen par publication) comme une preuve de réassurance de l’affection que les autres portent à leur égard. À l’intérieur de cet espace où tout est quantifiable, à un âge de construction de leur identité, ils sont en permanence à l’affût de l’assentiment des autres.

Dans ce jeu d’interdépendances où tout le monde influence tout le monde, et certains plus que d’autres, nous pouvons observer deux univers d’expression au travers des publications des jeunes générations révélatrices de leurs valeurs. Les valeurs traditionnelles et morales garantes de la stabilité de la société, telles la nécessité de se battre pour une noble cause, être reconnu pour son savoir scientifique, ses performances sportives ou son esprit d’entreprise d’une part. Et celles dites de la société de consommation, comme la culture du divertissement au sens large – et plus spécifiquement la culture « LOL », la fête et tout ce qui l’accompagne : l’alcool, la drogue, la prise de risques –, le culte de l’argent et de l’apparence.

En cela, la sélection de Time Magazine est bien le reflet de ces deux univers. En apprenant le contenu de la liste, certains se sont alarmés de la présence, pour la deuxième fois consécutive, des deux jeunes sœurs de la famille Kardashian. Il est vrai que, lorsque l’on touche à la jeunesse, se pose alors la question de la bonne et la mauvaise influence, et du bon et du mauvais modèle. Jusqu’à présent, l’honneur est sauf, car les lecteurs du site Web de Time Magazine ont massivement voté pour la prix Nobel de la paix Malala Yousafzai. Elle se trouve à ce jour loin devant les 24 autres.

 

>> Article tiré de la revue N°13 consacrée à « l’Influence »

>> Découvrez la version papier ou digitale

Pour en savoir +

influencia Les jeunes bientôt au Panthéon

influencia Les jeunes bientôt au Panthéon

http://www.influencia.net/fr/actualites/com-media,media,jeunes-bientot-pantheon,5395.html

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Le Monde : L’image, nouveau langage des ados

15 juin 2015
pic-speech-lemonde

Article du Monde

Par Pascale Krémer – Article paru dans Le magazine du Monde le 9 mars 2015

Pour en savoir +
http://www.lemonde.fr/m-amour-consequences/article/2015/03/05/l-image-nouveau-langage-des-ados_4588247_4497959.html

Vous expliquez que les jeunes gens nés depuis 1995, donc avec Internet, et connectés en permanence via leur téléphone portable, ont développé une nouvelle langue. En quoi consiste-t-elle ?

Les ados manient désormais une langue particulière que j’appelle le pic speech (pour picture speech), un langage des images au sens large, qu’on pourrait aussi appeler « Parlimage ». C’est un mélange d’écrit et d’images. Ils échangent des textos bourrés de signes cabalistiques, les émoticônes, qui symbolisent visuellement leurs émotions. Mais aussi des photos avec texte et dessins associés, parfois tracés au doigt sur l’écran tactile. Ou encore des vidéos très courtes et des gifs, ces images animées. Tout cela grâce à Snapchat, Instagram ou Vine, les applications de leurs téléphones mobiles.

Le smartphone, dont ils sont massivement équipés, est devenu pour eux l’équivalent du stylo. Leur activité préférée, après l’échange de SMS, consiste à prendre des photos et à les partager. C’est une déferlante. Ils délaissent Facebook au profit des réseaux sociaux et messageries instantanées dédiés à l’échange de ces images. La messagerie instantanée Snapchat est leur temple, celui de la culture LOL : ils s’y mettent en scène, manient l’humour potache, tout est permis. Certains ados envoient des dizaines de Snapchat par jour. Ils photographient et postent tout, tout le temps, comme ils respirent. Ils sortent de chez eux, photographient leurs pieds qui marchent dans la rue. Et postent : « Je vais m’acheter un croissant et je te retrouve après. »

Sur le réseau social Instagram, ils se mettent davantage en valeur à travers des selfies retouchés à l’aide de filtres. C’est la vitrine léchée d’un monde joyeux et esthétisant. C’est également le lieu des déclarations d’amitié et d’amour. Et dans leurs textos, ils placent toujours des émoticônes, tirés de bibliothèques toujours plus étoffées. Ces petits dessins fournissent une clé de lecture du message, ils l’enveloppent, lui donnent de l’affect. Un SMS sans émoticône est perçu comme violent, comme s’il y avait une tension, que la personne était contrariée. Si jamais, en plus, il y a un point à la fin de la phrase, c’est que le problème est grave !

 

Snapchat

Snapchat

Pourquoi ce recours massif aux images dans l’expression des ados ?

Il y a bien sûr la facilité de l’outil, le smartphone, qu’ils ont toujours à la main, qui renferme tout leur univers et qui permet de prendre des photos. Cette génération baigne, depuis sa naissance, dans la culture de l’image. Elle a pu photographier très facilement dès son plus jeune âge. C’est donc devenu un mode d’expression spontané, naturel, massif, qui structure son rapport au monde.

Certains ados prennent même des photos qui ne sont pas destinées à être montrées mais nourrissent leur dialogue intérieur, comme ils écriraient un journal intime. Pour eux, l’image est ce qu’il y a de plus approprié pour exprimer un état émotionnel. Et elle intensifie le rapport aux autres. Nous, nous passions des heures au téléphone en rentrant du lycée, eux gardent le lien en envoyant des photos. Une façon de prendre la parole à la première personne, de signifier leur présence à l’autre.

C’est pour eux le mode d’expression le plus efficace parce qu’ils ont cette culture commune. La teneur émotionnelle du message sera immédiatement comprise par le destinataire. Les ados n’écrivent jamais « J’ai passé mon aprem à faire du volley avec les copains », ils envoient un selfie d’eux au milieu de ces copains et du terrain. C’est plus facile et plus ludique. C’est de l’image conversationnelle qui est là avant tout pour entretenir le lien et susciter une réaction. Dans un second temps seulement, elle joue sa fonction de garant du souvenir.

Est-ce que le « pic speech », comme le « verlan » d’antan, permet de se distinguer des aînés ?

Oui, bien-sûr, les ados ont inventé une langue qui leur est propre, qui leur permet d’échapper au contrôle des adultes et d’affirmer leur appartenance à un groupe. Sur Facebook, où ils savent que les adultes vont, ils mettent peu de photos en ligne ou alors uniquement pour leur groupe d’amis. S’ils se déplacent vers Snapchat ou Instagram, c’est bien parce que c’est là que se trouve leur territoire, leur bulle. Ils sont par exemple passés maîtres dans l’art de conserver (« screener ») les images éphémères.

Les parents ne comprennent rien à cette culture LOL, à ces messages remplis d’émoticônes. C’est un langage plus complexe qu’il n’y paraît, avec énormément de règles implicites, qui nécessite un apprentissage et évolue du collège au lycée. Il est aussi bien plus créatif qu’on le pense. Sur Snapchat, certains ados sont capables de raconter une histoire à travers une succession de photos, comme dans un diaporama. Quand ils parlent, quand ils écrivent, les profs, les parents leur disent « On ne dit pas ça, on n’écrit pas ça ». Là, ils ont une page blanche, un espace de liberté, qui plus est de dimension mondiale.

Pic Speech infographie

Pic Speech infographie

En savoir +
Article du Monde

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Forum d’Avignon, culture is future : « Parlez-vous pic speech ? »

14 juin 2015
Site web du Forum d'Avignon - article sur le Pic speech

Site web du Forum d’Avignon – article sur le Pic speech

Pour en savoir +

http://www.forum-avignon.org/fr/parlez-vous-le-pic-speech

La nouvelle langue des générations Y et Z Le « Pic Speech », c’est ainsi que Thu Trinh-Bouvier a baptisé cette langue du métissage culturel pratiquée par les jeunes d’aujourd’hui. Dans son ouvrage intitulé  » Parlez-vous Pic speech ? », l’auteure nous livre une étude sociologique sur la manière dont les générations Y et Z défrichent et inventent un mode de communication dans laquelle l’image est le vecteur central de leurs échanges.

Thu Trinh-Bouvier décode cette nouvelle syntaxe visuelle qui mixe photographies, « émoticônes », courtes vidéos, dessins et commentaires. Loin de l’idée qu’on peut se faire d’un appauvrissement du langage des jeunes et de leur isolement, seuls devant leurs écrans, cette étude dévoile la richesse et la complexité de cet idiome en perpétuelle évolution, qui intensifie les liens affectifs tissés entre eux. Expression de leurs valeurs et de leurs visions joyeuses sur le monde, spontanéité de leurs manifestations, cette langue exprime surtout des engagements identitaires où l’émotion constitue le moteur créatif.

Cette étude propose une grille d’analyse pour mieux comprendre cette nouvelle forme d’expression qui se développe notamment sur Instagram, Snapchat, Vine, Facebook, Twitter, dans les sms et qui influence déjà notre manière de communiquer.

A propos, parlerions-nous le « Pic speech » sans le savoir ?

————-

Do you speak « Pic Speech » ?

The new language of the Y and Z generations The « Pic Speech » this is how Thu Trinh-Bouvier called this language of cultural melting pot spoke by youngsters today. In her book “Do you speak Pic Speech ? ” the author exposes a sociological study about the way Y and Z generations are precursors by inventing means of communication in which the picture is at the heart of their exchanges.

Thu Trinh-Bouvier deciphers this new visual syntax which is a mix of pictures, emoticons, short videos, drawings and comments. Contrary to the idea of an impoverishment of the youngsters’ language and isolation – facing their screens alone – this study reveals the cultural wealth and complexity of this idiom that keeps evolving, making the youngs’ affective links more intense. An expression of their values, their happy outlook on the world, spontaneity, above all this language stands for identity engagements in which emotion is the driving force.This study puts forward an analysis grid to understand better this new way to communicate they particularly used on Instagram, Snapchat, Vine,Facebook, Twitter and in text messages that already influences the way we communicate.

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Psychologies Magazine : les écrans de la béauté

6 mai 2015
Psychologie Magazine

Psychologie Magazine

 

Dossier Psychologie Magazine

Dossier Psychologie Magazine

Dossier Psychologie Magazine

En savoir +

http://www.psychologies.com/Beaute/Image-de-soi/Soin-de-soi/Articles-et-Dossiers/Reseaux-sociaux-ce-que-revelent-nos-photos-de-profil

Par Valérie Bauhain – article paru dans Psychologie Magazine de mai 2015

Se sentir belle, c’est aussi se voir belle. Et se montrer. À l’heure du tout images, comment jouer avec la sienne ? Analyse des nouveaux usages de la beauté numérique et conseils d’experts pour se mettre en scène sur les réseaux sociaux.

 

« A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité. » Andy Warhol avait raison, à un détail près : ce sera sur le web. Au moment où le premier musée du selfie s’ouvre à Manille, aux Philippines, Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, rappelle que « le désir de se montrer est fondamental à l’être humain, et il est antérieur à celui d’avoir une intimité ». L’an dernier, 1,8 milliard de photographies ont été partagées chaque jour dans le monde, soit cinq fois plus qu’en 2012 (Source : « Internet Trends 2014 », rapport annuel de Mary Meeker, KPCB, mai 2014), et on compte plus de 35 millions de selfies mensuels. Autant d’images qui nous permettent de construire notre identité numérique. Enjeu crucial : trouver notre « bon profil » ne suffit plus, l’essentiel est de trouver la bonne photo de profil. Être photogénique, ou plutôt apparaître comme tel sur Facebook ou Instagram, est devenu la norme.

Un vernis sur notre quotidien

La meilleure photo est-elle celle qui nous ressemble ? « Pas forcément, répond la psychanalyste Fabienne Kraemer. Le moi que l’on expose, même s’il est retouché, est l’image que l’on veut donner de soi. Le selfie, c’est une façon de maîtriser son image, mais aussi d’être en accord avec elle. » Avant d’être postée, chaque photo est soigneusement choisie, souvent retouchée et recouverte d’un filtre qui la patinera. Ces beautés virtuelles et multiples sont comme une seconde peau. Un vernis posé sur notre quotidien pour n’en faire ressortir que le meilleur, selon les codes propres à chaque plateforme. L’usage sur Facebook, par exemple, est de créer une succession des moments les plus enviables de notre vie – privée, le plus souvent. Sur Instagram, réseau de partage d’images, on se montre essentiellement derrière un filtre esthétisant. Résultat de cette automédiatisation à outrance, selon Fabienne Kraemer : « On essaye de se voir plus beau que l’on est pour mieux s’aimer. »

Mais, à force de jouer avec son apparence, la réalité sans filtre peut devenir difficile à accepter. Sophie, juriste de 38 ans, a confié à un photographe le soin de réaliser sa photo de profil pour le réseau professionnel LinkedIn, afin d’aider sa recherche d’emploi à aboutir. « Je suis une grande adepte des selfies, donc je maîtrise assez bien mon image. Mais là, je voulais en proposer une professionnelle pour mettre toutes les chances de mon côté », précise la jeune femme. Le résultat de la séance n’a pas vraiment été celui escompté. « Quand le photographe m’a envoyé sa sélection, je me suis effondrée, confie-t-elle. J’ai pleuré à chaudes larmes pendant près d’une heure : j’avais l’impression que ce n’était pas moi, je ne me reconnaissais pas. Avec le recul, je me suis rendu compte que cette photo me renvoyait inconsciemment à ma position de chômeuse. »

Réécrire le film de sa vie

Mise en ligne, notre image pourra ensuite être validée par le cercle de nos amis au travers de « j’aime » et de commentaires. À chaque photo son filtre et une nouvelle facette de notre personnalité digitale. « La beauté numérique pourrait se définir par le fait de tricher tout le temps, poursuit Fabienne Kraemer, dans un faux monde où l’on s’invente une vie pour fuir la banalité du quotidien. On choisit de mettre en scène les moments de sa vie privée dont on veut que les autres se souviennent. Il n’y a pas tant de différence avec les anciens albums photo, seule l’exhibition pousse un peu plus l’exigence. »

Toutes les tonalités données à notre image sont-elles pour autant un déguisement ? Au fond, n’est-ce pas comme dans la vie, où l’on joue avec nos vêtements pour, certains jours, être plus sophistiqué ou (avoir l’air) plus sportif ? « Ça marche en effet un peu comme un vestiaire, confirme Yann Leroux, psychologue, psychanalyste et geek assumé. Des éléments de soi sont testés sur les réseaux et, s’ils sont validés par la communauté, ils seront intégrés à sa propre représentation. Certaines personnes y seront par exemple plus vantardes ou plus généreuses que dans la vraie vie. Finalement, c’est un moyen intéressant de continuer à se découvrir. » Le changement est majeur, car « l’identité n’est plus une propriété privée de l’individu […], écrit Serge Tisseron dans un article sur l’image de soi et les réseaux sociaux. Elle est une fiction tributaire des interactions entre un groupe de personnes, et donc chaque fois différente ». Même si elle n’est pas le reflet fidèle de la réalité, cette vie en ligne a une véritable influence sur notre vie IRL (in real life, « dans la vie réelle »), comme disent les Anglo-Saxons. « Nous agissons conformément aux images de nousmêmes que nous portons en ligne, complète Yann Leroux. Ce n’est pas une comédie, et les conséquences sont immédiates sur notre comportement, notre personnalité. »


Des clichés qui parlent

Ce flux continu de publications visuelles assorties de smileys, de commentaires parfois directement insérés dans l’image, comme le propose l’appli de partage de photos et de vidéos Snapchat, devient une langue à part entière. « Pour démarrer la semaine, j’aime bien poster un selfie joliment mis en scène, révèle Laurène, 34 ans. Ça m’amuse, et puis je trouve que c’est plus parlant pour raconter mon état d’esprit. C’est une façon de me motiver et de faire circuler ma bonne humeur. » Les images seraient-elles en train de remplacer les mots ? Pour Fabienne Kraemer, « la parole est aujourd’hui dépassée par l’image. Nous avons à notre disposition différentes façons de communiquer : je crois qu’on peut même faire des lapsus photo ».

Ce flux de représentations de nous sert bien sûr à être visibles, mais aussi à communiquer nos émotions, nos états d’âme, à donner des nouvelles… « Je vais bientôt partir en vacances, raconte Corine, 45 ans, et je sais déjà que je posterai des photos de moi pour échanger avec mes proches. Je ne m’en vais qu’une semaine, donc je n’appellerai sûrement pas mon fils, mais on échangera quelques “like” et des commentaires : ce sera comme si on avait discuté. » Le principe d’images conversationnelles – c’est le phénomène du pic speech (qu’on pourrait traduire par « parlimage ») – est une pratique courante chez les adolescents, mais pas seulement. « Pour moi, ce nouveau langage n’implique pas seulement la photo, précise Thu Trinh-Bouvier, auteure de Parlez-vous pic speech ? (Éditions Kawa, 2015). Il est aussi constitué d’émoticônes, de dessins sur Snapchat, de vidéos et, bien sûr, de texte. C’est un message où l’image est au premier plan, mais mêlée à d’autres médias. » Poster un selfie, c’est dire « je ». Nos images sont en fait une vraie prise de parole, un vecteur de partage, et pas seulement l’expression d’un désir égoïste d’exposer sa beauté numérique.

 

Illustration : photo de la fin de l’article de Psychologie magazine

Dossier Psychologie Magazine

Dossier Psychologie Magazine

 

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

La Tribune de Genève : Les 14 à 23 ans créent leur propre jargon, le «Pic speech»

27 avril 2015
Tribune de Genève

Tribune de Genève

Article de Rebecca Mosimann paru dans la Tribune de Genève le 27 avril 2015

En savoir +
http://www.tdg.ch/savoirs/Les-14-a-23ans-creent-leur-propre-jargon-le-Pic-speech/story/26959556

Instagram, Snapchat, Facebook ou encore WhatsApp: sur les réseaux sociaux comme sur les applications mobiles, les 14 à 23 ans créent leur propre langage: vidéos de quelques secondes, photos éphémères, smileys qui éclatent de rire ou en sanglots sont autant d’outils à disposition pour exprimer leurs émotions, loin des formes d’échange de leurs parents. La Française Thu Trinh-Bouvier, sociologue de formation et experte en communication digitale, propose une grille de lecture pour mieux appréhender cette nouvelle forme d’expression, qu’elle nomme Pic speech.

Qu’entendez-vous par Pic speech?
C’est le nom que j’ai donné à ce nouveau langage utilisé actuellement par les jeunes de 14 à 23 ans. Via les smartphones, il permet d’être en lien en permanence et de manière très intense à travers une communication centrée sur l’image. Grâce aux applications mobiles et aux réseaux sociaux, les jeunes explorent d’autres formes d’expression avec le plaisir de mélanger différents types de contenus, comme des vidéos courtes, des images auxquelles ils ajoutent du texte ou du dessin.

L’image a-t-elle surpassé le texte?
Je ne serai pas aussi catégorique que ça. J’ai plutôt l’impression qu’il y a un lien très étroit entre l’un et l’autre. Lors de mes entretiens, beaucoup de jeunes m’ont dit que le mot était important, qu’il contextualisait l’image de manière simple. Sur Instagram, par exemple, en géolocalisant l’endroit pris en photo, le texte apporte une information complémentaire dans la légende.

Comment les jeunes utilisent-ils les émoticônes?
Ils sont là pour dire dans quel état d’esprit et d’humeur on envoie le message. Ils accompagnent le texte et lui donnent une tonalité affective. Parfois, un SMS sans émoticône peut être interprété comme agressif. On constate à quel point leurs échanges sont chargés émotionnellement.

Quelles sont les applications les plus en vogue chez les adolescents?
On a constaté ces derniers mois l’explosion de Snapchat. Elle permet d’envoyer des images éphémères. Chaque application a son univers esthétique. Snapchat repose sur l’humour potache. L’expression y est spontanée. Pour certains, il remplace même les SMS.

Ce nouveau langage est-il une tentative d’émancipation?
Oui, il s’inscrit dans une recherche d’autonomie et d’un espace d’expression avec ses propres règles. Il n’est pas toujours compris des adultes, qui peuvent le regarder avec condescendance, car les jeunes ont parfois un rapport décomplexé avec l’orthographe ou la grammaire.

Quel rôle joue Facebook?
Selon une récente étude américaine, il reste le principal réseau de la représentation sociale au sens large, qui peut inclure les parents et la famille. Sur les messageries instantanées de type Instagram et Snapchat, où les adultes sont moins présents, les jeunes instaurent une relation plus personnelle au sein de leurs groupes, avec leur propre mode d’expression.

Leur rapport au corps apparaît décomplexé, notamment avec l’usage effréné des selfies.
Ils maîtrisent progressivement les représentations d’eux-mêmes. L’apprentissage se fait entre le collège et le lycée. Les plus jeunes ont tendance à poster sur Facebook beaucoup de selfies. Les jeunes filles organisent d’ailleurs des séances shooting ensemble. En grandissant, il y a une prise de conscience et un contrôle de son image. Certains demandent de retirer des photos ou de ne pas mentionner leur nom sous un cliché posté sur Facebook.

Y a-t-il autant d’autodérision que de narcissisme?
Oui. Ils explorent ces deux parties d’eux-mêmes: à travers l’humour ou au contraire avec un côté très esthétisant dans le traitement des photos, en utilisant des filtres par exemple. Ils sont conscients que s’ils se montrent toujours sous leur meilleur jour, on peut aussi se moquer d’eux. Ce regard décalé sur eux-mêmes se traduit par des selfies avec des grimaces ou des duckfaces (ndlr: moues imitant le bec d’un canard).

Quelles sont les règles qui régissent leur communauté?
Comme ils sont toujours à la limite du privé et du public, un des facteurs déterminants est la confiance. C’est à partir de ce critère qu’ils vont ou non envoyer une photo décomplexée ou personnelle via Snapchat à leur meilleur ami. Ils créent ainsi des cercles plus ou moins proches d’amis dans ce rapport de confiance. Beaucoup d’entre eux m’ont dit qu’ils gardaient aussi un grand nombre de photos pour eux, comme un journal intime. Il existe ainsi une relation très personnelle à l’image, qui nourrit un dialogue intérieur. (TDG)

 

En savoir +

http://www.tdg.ch/savoirs/Les-14-a-23ans-creent-leur-propre-jargon-le-Pic-speech/story/26959556

>>> COMMANDEZ LE LIVRE

Les médias en parlent

Blog de Henri Kaufman : Parlez-vous le Pic Speech ?

15 janvier 2015

Article publié sur le blog d’Henri Kaufman
Directeur de Collection – Éditions Kawa
Publié le 22 décembre 2014

En savoir +
http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/2014/12/parlez-vous-le-pic-speech-.html

«  Parlez-vous le Pic Speech ? Oui, le pic speech ? Si vous avez des enfants de la génération Y ou Z (ils sont nés entre les années 80 pour les Y et à partir de 1995 pour les Z), vous avez sûrement vus qu’ils étaient accrochés en permanence à leur téléphone mobile (90% des 18-24 ans en possèdent un), en train d’échanger des textos, des photos, des vidéos bourrées de signes cabalistiques. Pour communiquer entre eux, ils ont tout compris des potentialités offertes par le Web en général et par de nombreuses start up en particulier. Ils communiquent à l’insu de leurs parents qui n’y comprennent que couic lorsqu’ils tombent par hasard sur un message « pic speech » . Le dessinateur Wingz a bien résumé la perplexité des parents quand ils découvrent par hasard cette nouvelle langue étrangère. En première page du quotidien MétroNews, il nous dessine un couple qui doit appartenir à la génération X, voire W ; ils discutent devant l’écran de l’ordinateur de leur fils, resté allumé sur sa page Facebook :

• Madame : sur son profil, Kevin n’arrête pas d’écrire des trucs comme XD ou <3

• Monsieur : il révise sûrement ses maths !

Le livre de Thu Trinh-Bouvier est le premier qui présente et décrypte cette nouvelle langue ludique déclinée dans de nombreuses versions : une « langue globale pour une culture mainstream ». A l’instar de la fameuse pierre de Rosette découverte par Champollion qui nous a permis de comprendre la signification des hiéroglyphes égyptiens plusieurs milliers d’années après qu’ils aient été écrits, Thu nous montre, statistiques et commentaires à l’appui, comment nos ados et post-ados passent leur temps sur les réseaux sociaux à s’envoyer des sms truffés d’émoticons, des selfies, des posts, des snapchats, des vines, des whatsapp, etc. Entre deux envois, ils exercent leur dextérité sur les jeux en ligne, et ils n’oublient pas évidemment de publier leurs photos retouchées sur Instagram ou Pinterest. Ils twittent aussi, et ils commencent à s’envoyer des vidéos hilarantes avec le nouveau Dubsmash qui fait fureur depuis son apparition… Et parfois même, ils travaillent !

Au siècle dernier, les businessmen ont inventé le «globish», une nouvelle langue des affaires truffée d’anglicismes, permettant à quiconque de parler et d’être compris dans une réunion internationale. A leur tour, les générations Y et Z ont inventé une langue à eux – le pic speech – que je pourrais traduire en français par le beaucoup moins chic mais inspiré néanmoins par le langage des oiseaux : le «parlimage».

Le Pic Speech utilise à la fois toutes les ressources galopantes de l’Internet et de l’outil magique désormais indispensable de jour comme de nuit : le smartphone.

Il prend sa source dans des start up – telles Instagram ou Vine – qui à peine écloses se sont offertes à prix d’or, achetées par les géants de l’Internet comme Facebook et Twitter dont l’embonpoint commence à diminuer leurs capacités d’innovation. L’étonnant dans le développement de cette nouvelle langue, c’est que les parents des Y et des Z s’y sont mis aussi… Certes avec moins d’enthousiasme et d’assiduité mais ils y mettent de la bonne volonté… Même Barack Obama s’est mis au selfie avec ses visiteurs étrangers ! La photo, la vidéo, les raccourcis, les nouveaux mots font désormais partie du pic speech. Et aussi les émoticons qui amènent la touche de sensibilité qui manque aux messages forcément bref des tweets ou des sms. Remarquons en passant qu’en ôtant le « c » de émoticons, on trouve quoi ? On trouve … émotion !

Le pic speech entre en même temps dans la publicité grand public avec par exemple Acadomia qui parle du selfie et du mythe de Narcisse dans sa récente campagne de recrutement…

Outre les statistiques sur le développement de cette nouvelle langue qui va intéresser sûrement les marketers à la recherche de clés pour atteindre et parler avec les X et les Y, Thu décrypte le côté sociologique de l’apprentissage du pic speech, beaucoup moins simple qu’il y paraît au premier abord. Elle aborde aussi le délicat problème de la vie privée pour des photos qui circulent sur les réseaux, shootées dans des situations qui risquent d’effrayer un futur employeur.

Merci Thu !  »

Henri Kaufman
Directeur de Collection – Éditions Kawa

En savoir +
http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/2014/12/parlez-vous-le-pic-speech-.html
>>> COMMANDEZ LE LIVRE
Le Pic Speech

Do you Pic Speech ?

2 janvier 2015

Pitch

enfants

A l’instar du « Monsieur Jourdain » de Molière qui faisait de la prose sans le savoir, les générations Y et Z défrichent et inventent une langue du quotidien dans laquelle l’image est le vecteur central de leurs échanges et qui s’exprime sur Instagram, Snapchat, Vine et Tumblr.

Il leur fallait une langue maternelle générationnelle qui leur ressemble. Le « pic speech » s’est imposé à eux. Expression du métissage culturel, de leurs visions joyeuses et sarcastiques sur le monde et également de leurs valeurs, ce mode communicationnel via l’image est surtout une langue d’engagements identitaires où l’émotion est le moteur créatif.

Cet ouvrage propose une grille de lecture pour mieux appréhender cette nouvelle forme d’expression qui influence déjà notre manière de communiquer.

D’ailleurs, peut-être parlez-vous le pic speech sans le savoir !

 

Pour en savoir +

>>> COMMANDEZ LE LIVRE : Parlez-vous Pic Speech ?